Europe, 29 avril 2005. Edwin Perez Uberhuaga (CEM). Les enfants et les adolescents sont les victimes innocentes de la terrible explosion migratoire qui touche le pays étant donné qu´ils pâtissent d´ une division familiale et d´un traumatisme dû à une éducation sans père ni mère, parfois dans des milieux hostiles.
Tout le long du mois d´avril, il y a eu des célébrations pour le Jour de l´enfant bolivien dans plusieurs villes d´Europe où les communautés ont préparé des activités récréatives où l´on a embrassé des enfants présents et où l´on s´est souvenu de ceux qui sont en Bolivie sans pouvoir venir en Europe dû à la précarité où beaucoup de leurs parents vivent encore. L´Association de Coopération Bolivie-Espagne ( ACOBE) à Madrid et l´Association d´Intégration Socio-culturelle Bolivie à Bergame ont préparé des festivités avec une grande présence d´enfants et un déploiement multicolore. L´ambassadrice de Bolivie en Espagne, Teresa Osssio a regretté que beaucoup d´hommes et de femmes se sont vus obligés à emigrer individuellement provoquant une "destructuration familiale" et un manque d´orientation dans une étape si particulière qu´est la croissance .
L´Espagne a presque cent milles immigrés boliviens, la plupart sans statut légal et qui essaient maintenant d´avoir accès à la "régularisation" effectuée par le gouvernement. L´ambassadrice a suggéré de réfléchir sur les risques qu´implique le fait de laisser les enfants sans protection paternelle ou maternelle. Dû aux lois migratoires en vigueur en Europe, il est très difficile qu´une famille complète puisse arriver . Normalement, on applique un regroupement familial après quelques années et si les parents se légalisent.
Parfois, il y a des mères "sans papiers" qui amènent leurs enfants pour vivre aussi dans l´illégalité . Il y a des mères qui tombent enceinte et mettent au monde des enfants en Europe dans l´espoir de ne pas être déportées puisque ce continent est peuplé de plus d´adultes et de personnes âgées que d´enfants.
Une barrière qu´ils affrontent, est l´intolérance et le racisme de certaines sociétés. Il y a quelques avantages pour les enfants comme l´éducation gratuite, la possibilité d´apprendre d´autres langues et l´assistance médicale parfois à très bas prix bien que les études puissent être interrompues à l´âge de 17 ans si les parents ne régularisent pas leur situation.
PLUS DE CHAGRINS QUE DE JOIES.
De nombreux pères immigrés doivent revenir urgemment en Bolivie parce que leurs enfants adolescents ont des problèmes avec l´alcool ou les drogues, les grossesses non désirées ou bien la mauvaise conduite dans les écoles selon la présidente de l´Association de Boliviens à Bergame, Martha Segaline de Arreano " Abandonner les enfants c´est un prix très cher à payer en échange d´un bien-être économique relatif" a dit Segaline qui a exercé l´enseignement primaire pendant 33 ans à Cochabamba et à La Paz où elle a été directrice de plusieurs établissements. La dirigeante a remarqué qu´il n´est pas suffisant d´envoyer de l´argent pour éduquer les enfants mais il est préférable de leur offrir une orientation en leurs moments difficiles et une figure maternelle et paternelle qui ne peut pas être remplacée par d´autres parents ou d´autres tuteurs. J´ai ressenti une peine profonde en voyant qu´il y a des jeunes revenant bacheliers et ne pouvant pas le fêter parce qu´ils sont loins ou parce qu´ils ont décidé dans la distance de divorcer " a-t-elle ajouté. A Bergame où il y a 15 milles boliviens, la fête en cet honneur avec la participation des groupes "Bolivia ", " Llamerada", "Asi es mi tierra", "Encuentro" et "Juventud Bolivia" ont interprété les danses typiques nationales comme les
" Caporales", "Tinkus", "Llameradas" et d´autres, s´est réalisée.
Traduccion : Esther Domenech
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